J’ai déjà oublié

Posted on septembre 3, 2011

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  • On ne doit pas – jamais – pouvoir passer outre la conviction et donc, aussi, la mauvaise foi. En manquer empêche même la compréhension : un langage qui en serait privé serait alors méconnaissable.
  • La ruse du discours: faire parler son corps; stratégie comportementale pour éviter, refuser, rendre impossible et/ou indésirable la conversation. Je pense à Barthes, Benkler, Stiegler. Le temps est court peut-être et rien n’est vrai. Il est donc important de modeler ainsi les actes à la mesure de sa propre décision : non je n’irai pas plus loin, non je ne dirai rien de plus. Seraient-ils de ces personnalités qui n’offriraient jamais aucune possibilité de réponse ? De rusés idéologues qui s’échappent à l’heure de la controverse? Barthes invente et rit de ce qu’il invente. Son refus est bienveillant. Dans tous les cas, il y a des moments et des sujets (autre chose encore?) qui ne permettent pas (plus?) de conversation.
  • des mots en fragments sans discipline  – faudrait-il les empêcher?
  • Fascination du détail. Écriture du détail. Oralités du détail, oralité du soin. Prendre soin, faire attention. La texture des voix de ceux qui prennent soin est remarquable. Particulière. On sent derrière cette voix un autre sens de la réalité qui tient à la vie et aux rouages de la réalité. L’on sent, en d’autres mots, une profonde alliance entre la voix qui se préoccupe et la vie.
  • Le voyage est toujours pour moi un lieu d’écriture privilégié. Seule, étrangère, libre; car l’on attend aucun comportement particulier d’un voyageur qui peut donc écrire; car le lieu du voyage est un lieu presque sans temps (mes voyages sont longs et je me déplace souvent de mon passé à mon présent et inversement).
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